POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marco Pollini

Music Composed by Marco Werba

Director Marco Pollini

Music performed by the Bulgarian National Radio

Symphony Orchestra, conducted by Marco Werba

Piano solos: Rea Bisha

Cello solos: Christo Tanev

Mixed by Marco Streccioni at the Stone Recording Studio in Rome. Assistant: Gabriele Conti.

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Quand la partition se fait légère, juste en note et émotion on peut laisser parler la mélodie, l’enthousiasme ou le désespoir. Marco Werba est un de ces architectes de la peinture moderne, épousant les classiques et la véritable histoire des musiques de films entre mémoire et nouveaute. Il dirige des orchestres de musiciens, ceux du Bulgarian National Orchestra ou de la peinture vivante des studios de Rome. Il faconne les extrêmes dans les films de Dario Argento aux jeunes réalisateurs tel que Marco Pollini. Entre le romantisme ébouriffé et le bouillant, entre le raisonnable et la pensee constructive. Nous avons besoins de ces penseurs aériens et magiques, de ces mélomanes caches qui soulèvent des passions. Nous prions pour que les images laissent une place a l’imagination créatrices. Marco Werba est au point de ces rencontres terribles et planantes. L’archer a la mesure de son regard, le clavier des notes au sens revolte. On écoutera sa nouvelle partition de Pop Black Posta comme un écriture suave et riche. On écoutera encore et encore Marco Werba.

Hellen Page

What would happen if someone spy your mail? This is what a wild and over the lines group of characters will discover in a claustrophobic atmosphere and over the lines. When a reassuring place as a post office turns into a nightmare, the only way to get out of it is to test yourself: secrets kept jealously will pop up while Good and Bad become increasingly difficult to recognize.

Notes from the composer I met director Marco Pollini through writer Debora Scalzo. Marco told me about a thriller in preparation for the title “Pop Black Posta“. The story was captivating: A woman kidnaps some people inside a post office, apparently without a reason. Only at the end the motivations, and the anger that had pushed her to make this gesture, to the extreme consequences, will be understood. Marco Pollini did a great job with the actors and the film manages to communicate fear, anguish, despair but also hope. In previous years I had already had the opportunity to work for captivating thriller movies, such as “Giallo” by Dario Argento, for which I had won three awards, “Colour from the Dark” by Ivan Zuccon, “Jack Attack” by Bryan Norton and Antonio Padovan , “Mr Hush” by David Lee Madison, “The Inflicted” by Matthan Harris and “Native” by John Real (for which I won the italian “Golden Globe”). This was therefore another interesting opportunity to write a film score that could again communicate strong emotions. As you know, there are two schools of thought for thriller soundtracks, the first is based on a symphonic orchestral music, the second on an experimental electronic music. In this film I tried to merge the two schools of thought together, mixing the “Bulgarian National Radio Symphony Orchestra” with disturbing electronic sounds, to wrap the viewer and make him more involved in this compelling storyline. We went with the director to Sofia, together with sound engineer Marco Streccioni and his assistant Gabriele Conti, and we recorded the orchestra with a mix of digital sounds synchronized with the images. Alessia’s theme, for piano and strings, is the cornerstone of this soundtrack and is linked to the protagonist, played by actress Antonia Truppo. In a second moment I asked my collaborator Federico Ricci to write an additional music theme for the final scenes, to enrich the existing musical themes and introduce new thematic material. We recorded all the music in 5.1. at the studio “Stone Recording Studio” in Rome and the final mix of dialogues, music and sound effects was done by Gianfranco Tortora at the studios “Il Suono del Sud”. We worked hard to find a balance between the various components of the soundtrack and the right volume between music and sound effects. Marco Werba

https://music.apple.com/us/album/pop-black-posta-original-motion-picture-soundtrack/1465102172

Réseaux sociaux et médias à l’ère des algorithmes : une expérimentation sans fin ?

Depuis l’émergence des réseaux sociaux, des algorithmes publicitaires dictent notre accès à l’information et aux différents types de contenu présents sur Facebook, Twitter ou encore Instagram. Entre les changements d’algorithme et des intérêts économiques divergents, la relation entre médias sociaux et médias traditionnels est aussi symbiotique que paradoxale. Edgerank, l’algorithme créé spécifiquement par et pour Facebook, change régulièrement de priorités. Vidéos live mises en avant (2017), avant de prioriser les groupes et les communautés (2018) ou encore les posts de notre entourage (famille et amis proches…) depuis mai dernier.

Comment fonctionnent les algorithmes des réseaux sociaux ?

Les algorithmes des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) ont été créés pour s’assurer que seul le contenu pertinent et intéressant aux yeux des utilisateurs n’atterrissait sur leurs fils d’actualité personnalisés.

En analysant nos réactions personnelles (le nombre de likes que nous pouvons donner sur une période de temps donnée, le nombre de commentaires que nous postons ou encore les statuts et liens que nous pouvons partager ou sauvegarder, entre autres…) ainsi que les réactions similaires de notre réseau, EdgeRank est capable de déterminer les posts les plus aptes à nous faire réagir et donc, sur du plus long terme, à nous faire rester sur sa plateforme.

Comme l’explique Antoine Bonino, doctorant en sciences de l’information et de la communication au CELSA – Sorbonne Université, les algorithmes de ces plateformes doivent “inciter les usagers à “participer” à la pratique communicationnelle proposée par la plateforme. Ils doivent les inciter à lire et à manipuler les contenus exposés afin, ultimement, de requalifier les usages enregistrés et les incorporer à une ingénierie publicitaire relativement sophistiquée.”

Pourquoi ces changements d’algorithme ?

Ces changements sont ancrés dans une dynamique de recherche ou d’optimisation de leur business model. Pour les réseaux sociaux, l’algorithme parfait optimise l’implication des utilisateurs et pousse les advertisers à dépenser plus.

Camille Saint-Paul, présidente de 5e Rue et maître de conférences à Science Po, explique :”On le sait, sans publicité, seuls 8 à 10% des contenus que vous postez (sur Facebook, NDLR) seront in fine visibles par la timeline de votre audience. Les annonceurs et les médias sont ainsi obligés de payer pour être vus.”

Elle ajoute : “L’usage quasi-forcé de la publicité a de fait multiplié les mécontentements, notamment les internautes qui refusent les publicités intrusives. Autre motif de mécontentement de ces internautes : l’usage de leurs données comportementales pour ces stratégies de targeting, qu’a révélé l’affaire Cambridge Analytica”.

Des inquiétudes majeures des citoyens pour la protection de leur vie privée qui ont d’ailleurs mené à une audience du Congrès après des soupçons d’ingérences russes lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Ce scandale serait d’ailleurs à l’origine de la dernière récente “réécriture algorithmique” de Facebook. Il s’agirait en effet d’une “manoeuvre éditoriale visant à mitiger le feu des récents scandales qui brûle la crédibilité de la plateforme”, interprète Antoine Bonino.

Des changements obligatoires au sein des rédactions

Ces changements d’algorithmes ont d’ailleurs valu à de nombreux médias, dépendants de ces plateformes, à repenser leur utilisation et à pivoter leur priorité sur d’autres types de contenu.

BuzzFeed s’est vu obligé de licencier de nombreux employés au Royaume-Uni et de fermer sa branche française. Vox Media a fermé une cinquantaine de postes dédiés à la vidéo sur les réseaux sociaux. Mic.com a été vendu pour 5 millions de dollars (alors que le média avait levé plus de 60 millions de dollars à son lancement), après avoir laissé partir la quasi-totalité de ses équipes (près de 100 personnes), focalisées quasiment exclusivement sur la vidéo.

Depuis les changements d’algorithme de janvier 2018, un des plus impactants pour les médias, les publications des médias ont perdu 9.4% de réactions et d’interactions sur leurs updates en moyenne selon le rapport Private Sector News, Social Media Distribution,and Algorithm Change du Reuters Institute for the Study of Journalism de septembre 2019.

“Les professionnels savent que la plateforme n’est pas la panacée publicitaire qu’elle prétend être et que leurs intérêts à y publier sont limités, mais simultanément, ils sont tenus de produire des contenus dédiés s’ils espèrent tirer parti des suppléments de visibilité qu’elle ne cesse de promettre”, complète Antoine Bonino.

Si, aux premiers jours de Facebook, les annonceurs et les médias traditionnels semblaient fascinés par les opportunités d’exposition offertes par le réseau social, l’usage leur a appris à tempérer leurs espoirs.

“La méfiance progressivement acquise par les professionnels est étroitement liée aux irrégularités des “performances” enregistrées par leurs propres pages, aux anomalies observées au niveau des “résultats” de leurs campagnes publicitaires, etc.”, ajoute-t-il.

Les médias doivent-ils stopper leur utilisation des réseaux sociaux ?

Selon Camille Saint-Paul, ces plateformes constituent encore et toujours des “points de contact essentiels vers l’internaute”. Elle ajoute que “les médias n’ont de choix que de composer avec eux”, mais sans forcément “dépendre d’eux.”

Cela implique aussi pour les médias de “ne pas mettre tous les œufs dans le même panier” et ne pas céder aux sirènes du “tout social media” ajoute la présidente de 5e Rue. C’est toute la réflexion en cours sur les modèles payants qui impliquent de créer du contenu de forte qualité et ciblé. Cela semble d’ores et déjà fonctionner pour des médias comme Mediapart, en France, ou The Guardian, en Angleterre.

Cette opinion est également partagée par le Reuters Institute qui, dans son rapport Journalism, Media, and Technology Trends and Predictions 2019 , montre que l’objectif premier de plus de la moitié (52%) des “Digital Leaders” interrogés est désormais l’abonnement payant.

Pour la première fois, le modèle d’abonnement dépasse le display advertising en terme d’objectifs de revenus pour les rédactions. Ces modèles payants apportent en effet de nombreux avantages aux médias.

Ben Whitelaw, chef du développement des audiences pour The Times, explique, “qu’un des grands avantages d’un modèle focalisé sur des abonnements payants est sa résilience face aux changements de ces plateformes. C’est si rafraîchissant d’être capable de ne pas avoir à organiser des réunions d’urgence à chaque fois que nous entendons parler un nouveau changement d’algorithme de Facebook ou de Google.”

Que ce soit par manque de ressources ou par manque de nombre de lecteurs, la viabilité du modèle économique de l’abonnement ne semble toutefois profiter qu’aux poids lourds de l’industrie tels que le Times ou The Guardian.


Podcasts : l’écosystème se structure

Dernier volet du cycle MAIN Conférences, la conférence sur les podcasts organisée à la SACD cette semaine fait l’état des lieux d’un écosystème en pleine effervescence et en voie de structuration. Dans ce moment charnière, les acteurs historiques radiophoniques et les plateformes de streaming s’interrogent sur l’écriture des podcasts, leur distribution et la juste rémunération des auteurs.

L’audio en ligne : un usage qui devient courant

Rodolphe Desprès, Responsable département internet de Médiamétrie, présente une etude entierement consacree a l’audio. Si la Radio FM reste le premier média d’écoute de contenus sonores, se développe le “streaming” (écoute sans téléchargement) et l  “podcast”, qui peuvent être soit le “replay” d’une émission déjà diffusée, soit un contenu “natif ” c’est-à-dire produit pour le web.

Au delà de cet usage disruptif de la radio, l’écoute de l’audio en ligne est devenue un usage courant sur le web au même titre que la lecture d’articles de presse ou le visionnage de vidéos. La preuve en est : le podcast a désormais son propre festival : le Paris Podcast Festival.

L’effervescence des podcasts natifs

Les acteurs historiques comme Radio France se sont lancés dans la production de podcasts natifs (France Inter, France Culture, Rtl, Europe 1)  ainsi que la presse (Elle, Slate, Le Parisien) et des acteurs indépendants (Binge Audio, Louie Media, Nouvelles ecoutes, Boxsons).

A l’origine exclusivement musicales, les plateformes de streaming(Deezer Spotify) se sont également mise à distribuer et à co-produire de l’audio parlé . Dans le même temps, de nouveaux acteurs (Sybel, Majelan) proposent dès leur lancement une offre de podcasts sélectionnée et leur propre production. Preuve de cet écosystème en pleine effervescence, le classement podcast Itunes France comporte désormais des podcasts natifs dans son top 10.

Un ton unique

Le podcast natif permet une écriture plus décalée, plus libre et plus longue. Féminisme, sexe, identité raciale ou de genre, développement personnel, entrepreneuriat, le podcast natif délivré de toute contrainte de format adopte le ton de la communauté à laquelle il s’adresse.

Il y a ce ton très particulier que l’on va chercher quand on fait des co-productions avec des marques Média comme So Foot par exemple.” explique Frederic Antelme de Deezer.

Les auteurs de fiction exploitent cette liberté de ton. Klaire fait Grr, autrice et membre de la SACD a ainsi produit une comedie feuilletonnante sur les déboires amoureux d’une jeune femme qui a reçu le Prix Italia de la meilleure fiction radio en 2018.

Les supports d’écoute

Les podcasts natifs sont consommés à 48% via des applications de podcasts. 41% d’écoute se font sur le site ou l’application de l’éditeur.

La découverte des podcasts via les enceintes connectées est aujourd’hui encore anecdotique en France. Les avis divergent sur la nécessité d’y être présent.

“Je crois davantage à l’intégration dans les voitures connectées qu’aux enceintes connectées” déclare Mathieu Gallet de Majelan.

Quand Virginie MaireFondatrice de Sybel fait le choix d’y être.

45% de la consommation de podcasts se fait à domicile. Nous souhaitons donc être présents sur cet outil d’écoute propice à la maison.”

WALKING WITH ELEPHANTS (Original Motion Picture Soundtrack)

WALKING WITH ELEPHANTS (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Robbie Moffat

Music composed and performed by

Pascal Isnard, William Marcx, Leila Macavoy

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd

The Orchard

SCREENING ON CANNES FESTIVAL

Ca chaloupe, ca tangue comme un ballet d’elephants. Le theme chante par Leila Macavoix est d’une sensualite a peine teinte des cordes harmoniques de ses comperes Pascal Isnard et Williams Marx. Il fallait du rythme et de l’emportement pour decrire ce temps hors norme des mamiferes africains qui forcent le respect. Un autre regard sur ces especes qui parcourent savannes dans les herbes rousses. Un autre temps espace sur lequel s’est arrete Robbie Moffat, un scottish de realisateur qui deploie ses ailes ici, comme dans d’autres scenarios, avec l’insouciance des gens d’ame et de foi. Les documentaires sont des pieces de la mémoire et celui-ci se conservera dans les videotheques et dans les interstices et labyrinthe des ecrans de tv. Un documentaire qui commente la violence des hommes face a une nature desemparee. L’action vient du jour et du ciel, le script vient de la force et du vent. Une fresque, une parenthese dans le monde du quotidien, un arc et des fleches, un soldat sans batailles… Des images brillantes, un parcours de forcat et une musique qui va nous accompagner tout le long. Fleuve, regards, chemin de brousse, ciel rouge, elephanteaux, troupeaux et tout d’un coup on se decouvre humain et impuissant face aux forces de la foret. On simplement humain un peu deboussole. Et la musique eternelle revient et revient et ca chaloupe et ca tangue….

Hellen Page

Walking with Elephants is about the last great herds of elephants in Africa.

With a population of barely 350 000 Savanah elephants left, the biggest of the planet’s land animals face extinction within our life time. Half of these elephants during the dry season are densely populated in northern Botswana as they are protected by the government there. However, across the border into Namibia, Angola, Zambia and Zimbabwe – where many of the elephants return to in the wet season, their future is fraught. In Kenya and Tanzania and South Africa, nearly all of the surviving elephants are enclosed in game reserves and no longer roam the wilderness that once saw them travel up to one hundred miles a day…

There was once a time when the African elephant roamed most of the African continent.

It was estimated that around 7-10 million elephants exited in the 1930’s.

Walking with Elephants (Original Motion Picture Soundtrack)

l’étau se resserre autour de Facebook

Les régulateurs du monde entier encerclent Facebook. Après des années de demi-mesures, qui n’ont pas empêché les scandales à la chaîne, leur objectif numéro 1 est désormais de changer le comportement du réseau social. Reste à savoir comment. Aux Etats-Unis, on tient Marc Zuckerberg personnellement pour responsable et souhaite lui infliger des sanctions financières. Le Canada entend égalementl’attaquer en justicepour atteinte à la vie privée. L’Etat de New-York vaouvrir une enquête sur l’exploitation des adresses emails par la plateforme.

Facebook s’attend à une amende de 5 milliards $ de la FTC et provisionne 3 mds sur des revenus qui ont augmentéde 26% au 1er trimestre – et qui font encore monter son action !Si on voulait vraiment faire mal au géant américain, il faudrait ajouter un ou deux zéros à la facture. Pour faire face au durcissement des positions des décideurs publics, la plateforme se dote de compétences politiques : la nouvelle directrice juridique de Facebook est l’ancienne juriste en chef du département d’Etat de Donald Trump, également co-auteure du Patriot Act. Elle va travailler au sommet de Facebook avec Joel Kaplan, directeur des Affaires Publiques, lobbyste en chef et conservateur, très proche du nouveau juge controversé Kavanaugh de la Cour Suprême, et Nick Clegg, directeur de la Communication, ex vice Premier ministre du gouvernement britannique conservateur de David Cameron.

https://www.amazon.fr/Faidherbe-Street-USA-Lillabox/dp/B01FQ3W6F2/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=lillabox&qid=1556503899&s=music&sr=1-1-catcorr

CHRISTINA GOH – Album “BEST OF” En Concert Exceptionnel le 18 Avril 2019 Sunset Sunside – Paris

CHRISTINA GOH – Album “BEST OF”

Christina Goh – Album “Best Of”

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution

Sergent Major Company Ltd

The Orchard

En Concert Exceptionnel le 18 Avril 2019

Sunset Sunside – Paris

De l’importance des mots, de l’importance des lignes, Christina Goh a en trace les tours et détours dans le périple de sa vie d’artiste, tantôt chanteuse, tantôt poétesse, tantôt essayiste. L’intelligence de s’adapter aux exigences du temps. Et le temps n’est pas le seul maitre des horloges. Car le temps cet infiniment puissant face aux tempêtes de l’existence. Il faut savoir braver le courage des écrits, braver le rêve des interdits pour se construire une vie a part. Une vie ou plutôt dix vies avec l’excellence et le courage.

Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre des fiches artistes avec autant de palettes de couleurs.

Christina Goh arrive à un moment de sa carrière, une étape ou l’on fait un point. Ce point est un marqueur de l’existence parallèle, car il faut savoir se balancer sur les parallèles quand le monde ne parle que d’horizontalité et de verticalité, résumé a deux courbes et rien d’autres.

Chrisitina Goh a su s’inventer sur une autre échelle du destin.

Cela fait du bien de voir et de sentir ces parallèles d’une autre existence.

Félicitons-nous de croiser son chemin…

Hellen Page

 

De Montréal à Abidjan en passant par Londres, membre du jury des 15èmes Independent Music Awards aux USA, Christina Goh a illustré sur des scènes internationales sa technique vocale pour les percussions à haute portée avec des configurations uniques : 13 cordes de basses, percussion, voix entre autres… Ainsi que des collaborations inédites avec le monde médiéval occidental. Après une douzaine de réalisations discographiques, des adaptations de titres psychédéliques inédits anglais en français et des fusions artistiques entre poésie, photographie, sciences humaines et musique, l’essayiste présente aujourd’hui son nouvel album sous le label international Plaza Mayor Company Ltd., un best of exceptionnel pour une carrière atypique ! Pour cette soirée inédite, le piano audacieux du virtuose Xavier Belin, l’accordéon groove de Maxime Perrin et le djembé conceptuel de Gotham Aymar accompagneront « la perle noire de l’afro-blues ».

https://itunes.apple.com/us/album/best-of-christina-goh/1453395584

From Montreal to Abidjan and London, member of the jury of the 15th Independent Music Awards in USA, Christina Goh has illustrated on international stages her vocal technique for high-range percussion with unique configurations: 13 bass strings, percussion, among others, voice… not to mention as well as unpublished collaborations with the Western medieval world. After a dozen recordings, adaptations of original psychedelic English titles in French and artistic fusions between poetry, photography, sciences and music, the essayist presents today her new opus, an exceptional “best of” for an atypical career under the international label Plaza Mayor Company Ltd. For this unique evening, the daring piano of virtuoso Xavier Belin, the groove accordion of Maxime Perrin and the conceptual djembe of Gotham Aymar will accompany “the black pearl of afro-blues”.

https://fanlink.to/byxB

Rejet de la publicité et du ciblage par la donnée en France, plus qu’ailleurs

En 2018, « on a découvert avec l’affaire Cambridge Analytica, qu’au-delà des fuites, il y avait une utilisation sans consentement des données. Et tout le discours de protection des données n’était qu’un discours, justement. Cela a beaucoup choqué les consommateurs, ça a fait perdre une énorme confiance » a déclaré François Nicolon, CMO à Kantar, Division Media, à l’occasion de la présentation de la troisième édition de l’étude DIMENSION aujourd’hui. Cela pose question sur la manière dont les consommateurs interagissent avec l’écosystème médiatique et vice-versa. Quelques pistes issues de l’étude qui compare la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Chine et le Brésil.

L’efficacité de la publicite remise en cause

Pas de bond significatif cette année dans la perception et la réception de la publicité par les consommateurs. La tendance est plutôt stable, sauf en France où l’on remarque une dissonance forte par rapport aux quatre autres pays, qui tend à rejeter la publicité plus qu’ailleurs.

L’un des premiers constats de l’étude est la stabilité du taux d’adblocking (le fait d’utiliser un logiciel pour bloquer les publicités en ligne). Sur l’ensemble des personnes interrogées, 21% utilisent un adblocker de manière permanente et 32% de manière occasionnelle. « Cela montre sur les trois ans une certaine stabilité […] ; que l’on a atteint un plateau aujourd’hui sur l’utilisation de l’adblocking » renchérit François Niclon.

Deuxième constat : l’indifférence généralisée de la publicité des publics. La tendance est là aussi à la stabilité, voire même une légère amélioration de la perception de la publicité sauf en France où le rejet progresse (+2 points en un an).

Gautier Picquet, COO Publicis France & CEO Publicis Media, qui a participé à l’étude, estime qu’ « il y a un temps de créativité qui s’est réduit, et un temps de data qui a explosé. En fait, c’est une bonne balance qu’il faut retrouver. Nous devons trouver comment redonner de la créativité et de l’émotion ».

François Nicolon confirme son propos en disant que « l’on est allé trop loin dans la data » ce qui a surement joué un rôle dans cette augmentation de rejet de la publicité en France.

Troisième constat : les consommateurs ne font pas de distinction entre toutes les formes de communication (parrainages, placements de produits, messages des marques, etc.) et la publicité. 30% d’entre eux considèrent que parler d’une marque est perçue comme de la publicité.

D’après François Nicolon, cela « montre la distorsion de la manière dont un consommateur voit la démarche de communication : comme un flux de contenus. Alors que les professionnels de la publicité voient ça comme différentes spécialités des unes des autres ». Harold Geller, Executive Director d’Ad-ID qui a également participé à l’étude fait le même constat en répétant que « l’industrie de la publicité est restée en silos ».

L’un des points positifs de l’étude est que les consommateurs perçoivent une amélioration de la communication entre annonceurs et consommateurs pour atteindre 74% d’avis favorable. La France étant le seul pays où cette perception, là aussi, baisse encore. Même tendance quant à la perception de la qualité des contenus publicitaires, qui est en hausse de manière globale (pour atteindre 32% d’avis favorable), sauf en France où la tendance est contraire.

https://itunes.apple.com/us/album/purdah-original-motion-picture-soundtrack/1449901983https://fanlink.to/btR4

Dernier constat : la surexploitation de la publicité ciblée en ligne. Notamment dans le reciblage. Ce phénomène est ambivalent car « le consommateur préfère avoir des messages qui lui soient spécifiquement diffusés » mais en revanche « il va répondre négativement quant au fait d’être ciblé sur la base de sa navigation internet ». Or l’un est indissociable de l’autre.

Le rejet en France est massif : 61% des consommateurs refusent d’être ciblés sur la base de leurs précédentes navigations (vs 54% au niveau global). 70% des consommateurs se disent las de revoir encore et encore le même message. « Depuis 2017, les verbatims à son encontre sont toujours négatif et ça ne change pas. Ce n’est pas un souci traité par le marché actuellement. Or c’est le principal problème pour le consommateur aujourd’hui » argumente François Nicolon.

La clé : authenticité & harmonisation

L’étude DIMENSION 2019 souligne que les consommateurs attendent des actions plus radicales des médias, des marques et de la communication pour regagner cette confiance et donc son efficacité. Pour François Nicolon, « il faut des messages honnêtes pour des marques honnêtes qui vendent des produits honnêtes. C’est ça aujourd’hui qui fonctionne ».

L’un des principaux obstacles pour atteindre cet objectif est la « corde raide » sur laquelle les marques sont en permanence. Le « sans faute est obligatoire » sous peine de mettre en péril le storytelling instauré par la marque.

Plusieurs pistes sont évoquées dans le rapport de l’étude pour regagner cette confiance :

https://fanlink.to/btR4

  • L’instauration de conversation entre la marque et le consommateur est vitale d’après Amélie Aubry, Brand Managing Director chez Elan Edelman France : « ce que l’on recherche maintenant [pour les marques], c’est de la conversation ; l’émotion est nécessaire mais pas suffisante quand on fait face à autant de défiance. Notre objectif est de regagner la confiance des consommateurs, ou plutôt des citoyens ! »
  • La transparence des marques et l’utilisation des données de manière responsable est essentiel car « les consommateurs étant de mieux en mieux informés et conscients des problèmes d’utilisation et de confidentialité des données, il faut non seulement que les publicités soient perçues comme telles, mais surtout veiller à ce que le message délivré soit authentique » comme le souligne le rapport.
  • Travailler sur le contexte publicitaire est aussi nécessaire « pour regagner l’intérêt et la confiance des consommateurs. Sinon on va avoir des consommateurs massivement indifférents à la publicité dans le meilleur des cas, voire qui vont rejeter la publicité » poursuit François Nicolon.
  • Un autre enjeu pour les marques est de comprendre par quel biais les consommateurs cherchent de l’information sur les marques pour adapter au mieux les canaux de communication : 72% sur internet ; 53% auprès des proches ; et seulement 31% via la publicité. Ce n’est pas donc pas prioritairement vers la publicité que les consommateurs se tournent pour chercher des informations. D’autant plus que c’est la source estimée la moins fiable pour aller chercher de l’information, phénomène d’autant plus accentué en France :
  • Le rapport suggère que « le paid media peut diriger les publics vers le earned et le owned media, qui ont davantage la confiance des consommateurs. Tant les médias offline que online ont un rôle à jouer comme sources d’informations sur les marques ».

    François Nicolon insiste sur le fait que « la publicité n’est pas suffisante pour construire de la confiance. Le danger est de considérer l’ensemble de ces éléments en silos, car les consommateurs assimilent cela à de la communication commercial. C’est la raison pour laquelle il faut harmoniser les moyens de communications dans une campagne complètement intégrée ».

Le numérique, moteur du marché de la publicité en France en 2018

La publicite  en France se porte bien, merci pour elle. L’Institut de Recherches et d’Etudes Publicitaires (IREP), France Pub et Kantar Media ont présenté les résultats du BUMP, baromètre unifié du marché publicitaire. Croissance à deux chiffres pour le numérique, stabilité pour les autres investissements publicitaires ou encore poussée de l’affichage DOOH, Méta-Media revient sur la présentation des résultats du marché publicitaire en 2018.

Un marché global en croissance

A périmètre égal, il aura fallu onze années au marché global de la communication pour retrouver son niveau d’investissement publicitaire d’avant la crise des subprimes. En 2007, le montant net global des investissements en communication des annonceurs s’établissait à 33,15 milliards d’euros. En 2018, il s’établit à 33,33 milliards d’euros, en croissance de 2,3% par rapport à 2017. C’est le plus haut niveau jamais atteint par le marché.

C’est « le maintien de la croissance qu’on avait retrouvé depuis deux ans » nous confie Xavier Guillon, Fondateur et Directeur général de France Pub. « L’ensemble de la croissance du marché est tiré par les médias digitaux » poursuit-il. Parmi les médias digitaux, sont comptabilisés « les médias propriétaires et l’internet classique »Ils représentent environ 20% du marché global, soit 6 milliards d’euros et ont connu une croissance de 14,7% sur l’année. Les médias propriétaires sont ceux qui ont été le plus été investis avec pas moins 3,4 milliards d’euros dépensés, enregistrant une croissance de 16,8% par rapport à 2017.

L’année 2018 a connu une forte hausse grâce au phénomène de la coupe du monde de football. Ces valeurs restent relativement élevées jusqu’à la fin de l’année par rapport à l’année précédente avant de connaître une vraie chute au mois de décembre suite à la crise des Gilets Jaunes. Par rapport aux trois mois précédents, le mois de décembre accuse une baisse de 4,5%.

Médias digitaux, télévision et DOOH, locomotives des recettes publicitaires des médias

Les recettes publicitaires globales des médias s’établissent en 2018 à 14,443 milliards d’euros soit une progression de 4,2% par rapport à l’année dernière. En plus des recettes « historiques » des médias, sont inclues pour la première fois dans cette comptabilisation les recettes issues du numérique. Là aussi, « le secteur est tiré par le digital » enchérit à son tour Christine Robert, Directrice déléguée de l’IREP.

 

En regardant de plus près, les recettes liées aux extensions des marques médias en digital (c’est-à-dire l’ensemble des plateformes des médias en excluant les pureplayers détenus par des groupes médias, comme Aufeminin par TF1) ont joué un rôle majeur cette année en engrangeant près de 400 millions d’euros de recettes soit une croissance de 9,4% en un an. Dans une autre étude menée

quelques mois plus tôt, le SRI revient sur le détail de l’ensemble des recettes publicitaires  digitale, le search et le display social enregistrant les recettes les plus importantes. Cette année n’est que la confirmation des années précédentes, où la croissance du numérique est bien supérieure à celle de l’ensemble du marché.

La télévision est l’autre média qui tire les recettes publicitaires vers le haut. Avec 3,43 milliards d’euros de recettes en 2018, ce marché croît de 2,4% par rapport à 2017.Cette croissance provient principalement des revenus générés par le parrainage qui croît de 32,7% sur l’année, sachant qu’il représente entre 9% et 10% des recettes de la télévision. Elle s’explique par l’assouplissement des critères du parrainage opéré en 2017. L’autre levier de croissance est le numérique qui croît de 14,2%, et qui représente entre 4% et 5% des recettes globales. La vente d’espaces publicitaires classiques est quant à elle stable (-0,3%) mais représente toujours près de 85% des recettes totales.

La publicité extérieure enregistre une progression de 2,3% atteignant 1,24 milliards d’euros de recettes. Cette croissance est massivement soutenue par l’affichage DOOH qui affiche 22,3% de croissance par rapport à 2017.

Les recettes publicitaires des autres médias sont quant à elles en stagnation ou en récession, malgré des croissances significatives dans le digital. Le problème majeur vient de la trop faible part que représente le numérique dans les recettes pour compenser la baisse des autres : les recettes publicitaires de la radio atteignent 701 millions d’euros (stagnation par rapport à 2017 à -0,2%, avec une tendance à la baisse pour les radios locales) ; celles de la presse (PQN, PQR, PHR, Magazines, Presse spécialisée, Gratuits) accusent toutes un recul, celles des magazines étant les plus touchées accusant une chute de 8,5%. Les recettes dans l’adressage suivent le même chemin que celles de la presse, la plus grande perte étant attribuée aux annuaires qui perdent 7,5% par rapport à 2017 pour un total de 693 millions d’euros.

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Les recettes publicitaires du cinéma, très dépendantes des entrées en salles accusent cette année une baisse de 3,5%. « Le résultat est à nuancer. Comme c’est un petit marché, il est plus soumis aux aléas. Mais tendanciellement, il suit la courbe de croissance du marché » argumente Christine Robert.

Elle attire notre attention sur « un média à regarder » à savoir celui de l’audio numérique(podcasts et plateformes de streaming musical). Ce média a enregistré 1,2 milliards d’impressions, soit une augmentation de 12% par rapport à l’année dernière et un intérêt massif des annonceurs qui sont 79% de plus qu’en 2017 pour un total de 379.

Une croissance portée par l’ensemble des secteurs d’activité

Le BUMP décompose les investissements publicitaires selon les secteurs d’activités, à savoir l’industrie, les biens de consommation, la distribution et les services. En 2018, chaque secteur connait de la croissance. L’industrie étant celui qui a le plus investi en proportion avec une augmentation de 5,8% (soit 2,9 milliards d’euros de dépenses au total). C’est la deuxième année consécutive de forte croissance pour l’industrie, « même si la tendance était baissière lors des dix dernières années » nous affirme Xavier Guillon. Quant à la distribution, « c’est le seul secteur depuis dix ans à être en progression continue ». Le secteur des services, « compte-tenu de son poids très important, près de 11 milliards d’euros et de cette très forte progression (3,9%), ce secteur explique à lui seul la moitié de la croissance du marché publicitaire cette année » analyse-t-il.

PROJECT GUTENBERG (Original Motion Picture Soundtrack) Director Felix Chong

PROJECT GUTENBERG (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Felix Chong

Cast Yun-Fat Chow, Aaron Kwok, Jingch Zhang…

Music composed by Day Tai

5 nominations at the 13th Asian Film Awards (17th March 2019)

Quand les musiques de films épousent actions et suspenses d’un scenario, ça donne un peu de vertige, beaucoup de sensation et un soupir de satisfaction. Une musique a l’image qui en dit long sur l’histoire, le feu et le jeu des acteurs. Une musique a l’image qui trotte dans la tête, devenant refrain et ritournelle, devenant le parfum excentrique et le subtil mélange des genres. Day Tai, jeune compositeur de Hong Kong, nous fait cette surprise de nous révéler les pages d’une histoire rocambolesque, bien jouée et bien filmée. Un Chow Yun-Fat au sommet de sa forme, de son élégance. Un Felix Chong qui a fait plus que filmer mais donne une âme a ce qui pourrait un simple polar Hongkongais. L’image est d’une précision, les acteurs d’une telle révérence, et la musique suit, amené, et bouleverse tous ses billets de banque sortis d’une imagination et d’une imprimante frauduleuse. Evidement règlements de compte et sangs mêlés surgissent de ci, de la, évidement les passions et les trahisons sont à la hauteur de ces gangsters de haut vol. Un faussaire détourne de son chemin d’artiste, un maitre chanteur tellement irréel. Ici les cordes de l’orchestre philharmonique de Sofia, la les guitares saturées, et des voix fredonnâtes. Day Tai aura su composer une très belle partition toute en finesse dans un brouillon de cartes et de mondes pervers. Ecoutez les plages musicales de ce jeune talent.

Hellen Page

https://itunes.apple.com/us/album//1451355076

5 nominations at the 13th Asian Film Awards (17th March 2019)

The Hong Kong police is hunting a counterfeiting gang led by a mastermind code-named “Painter” (Chow Yun-fat). The gang possesses exceptional counterfeiting skills which makes it difficult to distinguish the authenticity of its counterfeit currency. The scope of their criminal activities extends globally and greatly attracts the attention of the police. In order to crack the true identity of “Painter”, the police recruits a painter named Lee Man (Aaron Kwok) to assist in solving the case.

https://fanlink.to/bsgk

原創音樂   :   戴偉

Original Music:   Day Tai

結他,電結他,鍵琴All Guitars, Keyboard: 戴偉 (Day Tai)

鋼琴 Piano: 李寶瑜 (Labroe Lee)

敲擊樂及鼓 Percussion and Drums: 黃偉勳 (Steffunn)

低音結他Bass : 陳兆基 (Chan Siu Kei)

手碟 Hand Pan: Edmund Leung

敲擊樂錄音室 Recording Studio for Drum Session: GIG Studio

敲擊樂錄音工程師 Recording Engineer for Drum Session: Tsam Chan

音樂混音工程師 Music Mixing Engineer: 鄧明東 (Tang Ming Tung)

演奏Performed by:

索菲亞西樂團(保加利亞)

Sofia Session Orchestra & Choir (Bulgaria)

“Tech Trends 2019”, Amy Webb décrypte notre avenir dominé par l’IA

Injecter des nuages en eau de mer dans le ciel pour réguler la température, se retrouver enfermés dans notre smart-home avec un micro-ondes qui refuse de nous préparer à manger parce qu’il a décidé que nous avons besoin d’un régime, un service premium payant réservé aux riches pour bénéficier de la protection des données – voici quelques scénarios de notre futur possible. Amy Webb, la fondatrice de l’Institut Future Today et professeure à la New York University Stern School of Business a publié ce week-end son rapport “Tech Trends 2019” lors du festival SXSW à Austin, Texas.

Pour cette 12ème édition de son ouvrage visionnaire sur les enjeux à suivre à court et long terme, 315 tendances dans la tech et la science ont été détectées (+30% par rapport aux précédents rapports), une augmentation due à l’accélération des technos l’année dernière, des biotechnologies aux réalités mixtes, en passant par les satellites ou encore le transport. Comme pour la dernière décennie, le rapport est dominé par l’IA comme enjeu principal pour l’ensemble des secteurs, y compris les médias.

Déclinées en 48 scénarios calculés par des algos, elles prédisent un avenir mi optimiste (17) mi catastrophique (11), et incitent surtout à l’action.

La méthode
Quel rapport entre Walmart et les genomes ? S’il fallait retenir une idée de ce rapport de 381 pages c’est bien qu’il ne suffit pas de regarder sa propre industrie pour comprendre les tendances à venirLes technos convergent de plus en plus : impression 4D, décryptage des génomes avec CRISPR-Cas9, micro-agriculture combinés feront que nos aliments en 2030 ne viendront plus de l’Amazonie, mais bien d’Amazon, qui a d’ailleurs annoncé la semaine dernière la sortie une nouvelle chaîne d’épiceries. Pour prévoir efficacement le futur, selon Amy Webb, les entreprises devraient modifier leur relation au temps pour trouver le bon équilibre entre décisions tactiques, stratégiques et visions à long terme.

7 idées clés à emporter du rapport 2019

1. La mort de la vie privée

En 2019, nous sommes devenus des machines produisant perpétuellement des données (de façon volontaire ou non), à travers l’utilisation de nos smartphones, smart-speaker ou dans nos smart-homes tout court. Un nouvel enjeu pour les entreprises qui traitent nos données : stocker et protéger les données, et éviter les biais dans leur utilisation.

2. VSO est le nouveau SEO 

D’ici fin 2020 la moitié de nos interactions avec des ordinateurs se fera par la voix. La “Voice Search Optimization” vient alors le nouvel enjeu pour être trouvé dans un océan de contenus. Selon Amy Webb40% des ménages américains seront équipés d’un assistant vocal d’ici fin 2019.

3. La domination des “Big Nine”

La recherche autour de l’IA est aujourd’hui concentrée entre les mains de seulement 9 companies tech (Google, Amazon, Microsoft, Apple, IBM et Facebook aux US, et Baidu, Alibaba and Tencent en Chine). Les labos de recherche dépendent de leurs données, outils et moyens. Des systèmes d’IA complexes seront construits sur l’un de ces environnements, des décisions difficilement réversibles.

4. PDR, un dossier de données personnelles

Des compilations de l’ensemble de nos données, des données d’utilisation de nos smartphones à nos diplômes d’école, qui seront passées de génération en génération, et dont nous serons, normalement, les propriétaires. Cette tendance sera soutenue par les moyens de la reconnaissance faciale et vocale, de la détection de la structure de nos os (sur laquelle travaille l’armée aux US) et même de la reconnaissance de personnalité.

5. L’ascension continue de la Chine, non seulement en IA

La tendance évoquée l’année dernière est confirmée. Conquête de l’espace, nouvelle génération d’Internet, édition des génomes, voitures électriques… “Aucun autre gouvernement est dans la course vers l’avenir de façon aussi contrôlée et véloce”, même si un ralentissement de l’économie signifiera aussi une décélération dans ces industries. Un rapport de l’institut Elsevier voit la Chine comme la puissance dominante en IA dans les 5 années à venir.

6. La réglementation juridique des nouvelles technos

Les juristes du monde entier sont dépassés par la vitesse et l’étendue des développements de nouvelles technos, et il leur sera difficile de proposer des lois adéquates.

7. La consolidation

La collaboration entre géants de la tech, médias et robotique est bénéfique pour les développements techniques, mais attire aussi l’attention des régulateurs.

La robotique moléculaire, des collaborations de robots, des robots hackés par des humains, des flottes de drônes et leurs centres de contrôle, des bateaux autonomes et voitures sous-marines et le retour du voyage supersonique sont d’autres tendances évoquées dans le rapport. Amy Webb dresse aussi la liste des villes les plus “smart”, avec en numéro 1 cette année Copenhague, suivie d’autres capitales nordiques. Pas étonnant quand on connaît leur puissance en termes d’innovation.

Les enjeux pour les médias

Un chapitre est consacré aux tendances détectées pour le secteur des médias, de l’édition et des réseaux sociaux. L’IA y est évidemment prédominante, avec des compétences à acquérir d’urgence.

Maîtriser les algorithmes et les données

Des compétences nouvelles sont demandées aux journalistes pour investiguer des sujets autour de l’IA et les algos. Il est plus que jamais important de rendre transparent le fonctionnement des algos, pour comprendre d’où vient une information et comment elle est diffusée. Nous arriverons bientôt au point critique où nous ne serons plus capables de distinguer entre un jeu de données détérioré volontairement ou modifié accidentellement. Le reportage assisté par ordinateur est augmenté par l’IA et permet, grâce à l’indexation multilingue, à l’extraction d’entités, à la visualisation algorithmique et à l’analyse multidimensionelle des jeux de données pour trouver des liens impossibles à détecter auparavant. Le “crowdlearning” scrute en parallèle les comportements des utilisateurs sur les plateformes pour en déduire des tendances. La demande de compétences dans ces domaines sera exponentielle pour les rédactions, mais difficile à satisfaire pour le service public, qui manque de moyens pour attirer ce type de profils. Il s’agira non seulement d’être capable d’utiliser l’IA pour investiguer des masses de données, mais aussi d’investiguer sur les IA et les algos eux-mêmes.

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Pour entraîner l’IA, on manque aujourd’hui cruellement de jeux de données fiables. Des chercheurs du Data to AI Lab au MIT Laboratory for Information and Decision Systems sont en train, grâce au machine learning, de créer des jeux de données synthétiques (SynLBD) pour éviter les biais des bases d’entraînement habituels, comme les fameux emails d’Enron. Selon Amy Webb, ces jeux de données artificiels seront de plus en plus importants. L’IA aidera aussi au fact-checking automatisé par des algorithmes, sans qu’Amy Webb n’aille cependant plus en détail sur cette partie (le mot blockchain n’est même pas évoqué dans cette partie du rapport).

Elle évoque en revanche le besoin d’une “transparence radicale” désormais, pour contrer la perte de confiance à laquelle sont confrontés les les médias, depuis les scandales Cambridge Analytica, les élections US et la diffusion continue de fake news.

Tirer profit des nouvelles technologies pour rendre un service personnalisé et créer l’engagement

La GAT (Génération automatique de textes) pourra servir aux médias pour proposer non seulement une seule version d’un texte, mais pour adapter le texte aux différents publics. Les données annuelles du Berkshire Hathaway’s pourraient ainsi être présentées différemment à un public d’experts de la finance, d’étudiants ou de non professionnels, et peuvent aider à atteindre de nouvelles cibles. Les médias peuvent aussi renforcer leur relation avec l’audience par les plateformes de messageries, qui concentreront, à l’instar de WeChat, de plus en plus de fonctionnalités, avec un enjeu important de monétisation grâce à un service personnalisé.

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Dans le même sens, l’apparition de rédactions éphémères et d’éditions limitées très ciblées pour un seul événement permettra d’atteindre des cibles spécifiques et de proposer des modèles publicitaires efficaces. Le retour des newsletters et podcasts, mais aussi l’évolution des réalités mixtes, permettent d’atteindre une audience de niche, et les modèles “One to few” vont encore grandir, le journalisme se transformant en réel “service“.

Des nouveaux formats audio et visuels permettront d’engager davantage l’audience. Interactivité, immersion et personnalisation sont les 3 enjeux clés. Bandersnatch de Netflix n’est qu’un début. A l’instar de la maison de production Eko qui crée des expériences vidéos interactives, ces nouvelles narrations vont se diffuser plus largement, notamment aussi avec des nouveaux formats pour les assistants vocaux et les réalités mixtes. Eko est d’ailleurs en train de construire une plateforme pour Walmart.

La fragilité numérique, consolidation… et fragmentation des offres 

Des contenus uniquement accessibles en ligne créent une nouvelle fragilité. Des sites fermés à cause de problèmes économiques, comme The Village Voice, avec des reportages d’investigation récompensées, le Rocky Mountain News, ou encore le Tampa Tribune coupent du jour au lendemain l’accès à des informations. A la fin d’un partenariat entre Microsoft et la NBC, le projet a été dépublié. Sous le gouvernement Trump, de nombreuses études et statistiques auparavant accessible en ligne ont été dépubliées. Des solutions pour garantir une archive numérique accessible sont à trouver.

Coupures dans les budgets des rédactions, dépendance de plus en plus grande envers les agences de presse, regroupement de médias et dérégulation par le FCC créent un déséquilibre dans le paysage média US, avec des déserts de désinformation naissant dans les zones rurales. Une menace pour la démocratie qui n’est pas prête de s’arranger avec la reprise de grands médias par des investisseurs (Fortune vendu à l’homme d’affaires thaïlandais Chatchaval Jiaravanon, Quartz acheté par le japonais Uzabase, Forbes vendu à un groupe à Hong Kong, et le New York Times en négociation avec Ev Williams). En même temps, le paysage audiovisuel continue à se fragmenter, avec la saturation du marché OTT et streaming (Disney lance son service cette année, AT&T, Viacom and Discovery sont à venir). Le contenu est de plus en plus fragmenté, et le choix devient difficile.