ROLLON – Sur les traces du premier Normand (Bande Originale du Film)

Réalisateur Alban Vian

Musique composée par Maximilien Mathevon

Label Plaza Mayor Company Ltd

Au Xème siècle, le viking Rollon est banni de Norvège. Il voyage jusqu’en France où il deviendra le fondateur de la Normandie.

Pour Rollon, la musique devait d’abord représenter le côté viking et guerrier de Rollon, mais également le côté chrétien de l’évêque Francon qui arrangea le destin de Rollon. Les deux éléments cohabitent avec une couleur musicale basée sur des sons orchestraux mais aussi sur le cymbalum, la harpe, la flute et les chœurs.

Dans la série des péplums historique, un regard de Viking, manquait à cet appel du large. Un air vengeur parfume à l’aventure du grand large, l’aventure embarquée sur des Drakkars. Le premier Normand accosta et s’ensuivit une folie meurtrière mais aussi spirituelle. Rollon, le premier Normand est un brillant docu-fiction réalise par Alban Vian. La musique très présente de Maximilien Mathevon, mêlant le choc des enclumes galvanisant l’acier des armes naissantes. Des voix, des mouvements de piano et de violons pour retentir dans le grand mystère de la naissance d’une nouvelle ère. A mi-chemin entre l’eau et le ciel on se prend pour cette épopée féerique, un chevauchement de l’imaginaire dans le tintement des cymbales et le choc des armes. Dans le refrain des guerres et le chant des pionniers. Rollon a donne de la foi et de l’âme. Maximilien Matevon a donne de la voix et du relief aux regards bleus et éperdus de conquêtes.

Hellen Page

THE LIFE AHEAD (La vita davanti a se) avec Sophia Loren, musique de Gabriel Yared

THE LIFE AHEAD (La vita davanti a se)
(Original Motion Picture Soundtrack)
A Film by Edoardo Ponti
With Sophia Loren & Ibrahima Gueye
Original Soundtrack Composed by Gabriel Yared
Label Plaza Mayor Company Ltd

Plaza Mayor Company Ltd présente la bande originale du drame The Life Ahead (La vita davanti a sé). L’album est composé par Gabriel Yared.

The Life Ahead est réalisé par Edoardo Ponti avec Sophia Loren, Ibrahima Gueye, Renato Carpentieri, Diego Iosif Pirvu, Massimiliano Rossi, Abril Zamora et Babak Karimi.

Dans les Pouilles, contre toute attente, une survivante de l’Holocauste qui s’occupe d’enfants se lie d’amitié avec un gamin des rues désabusé ayant tenté de la dévaliser…

THE LIFE AHEAD ou le titre original italien LA VITA DAVANTI A SE, est un film émouvant, qui ramène Sophia Loren à l’écran, le film qui est marqué par la musique originale de Gabriel Yared, est magnifique à regarder, la photographie créant une aura chaleureuse et éclatante pour une grande partie de la durée des films. Loren est comme toujours magnifique à regarder et dans ce rôle difficile où elle dépeint le personnage, Madame Rosa. Réalisé par Edoardo Ponti, oui c’est vrai Ponti, le fils de Sophia et de Carlo Ponti. La partition musicale est un accompagnement parfaitement gracieux et poignant à ce conte très émotionnel, ce n’est pas seulement sur la poignante et les propriétés thématiques subtiles cependant, il y a une poignée de beat up beat plus contemporain pistes infusées de hip hop dispersés partout, mais ce sont les poèmes musicaux romantiques et touchants qui impressionnent et attirent. Yared, est un compositeur si sous-estimé, mais à cette occasion, je pense qu’il va peut-être obtenir l’avis et le crédit qu’il mérite si richement, sa partition est de soutien, mais n’envahit jamais la ligne de l’histoire ou éclipse l’action à l’écran, recommandé. Les bandes sonores de jeux semblent dominer le marché des sorties de la fin de cette année, ce qui n’est pas une mauvaise chose parce que cela signifie que les partitions orchestrales /instrumentales atteignent une génération plus jeune. La maitrise mélodique, harmonique et culturelle est l’approche de Gabriel Yared dans chacune de ses partitions. On a ici un score fin délicat, mais on a aussi une page d’histoire et d’harmonie avec les premières notes de musique klezmer, de musique juive…. Essentielles pour comprendre l’histoire qui se joue sous nos yeux.
Hellen Page

Texte de Gabriel Yared sur le film:

« J’ai commencé mon travail sur The Life Ahead peu de temps après qu’il a été tourné, mais il n’était pas encore entièrement édité ou terminé. Edoardo Ponti (réalisateur) est venu me voir à Paris en décembre 2019 pour discuter de ce qu’il cherchait en termes de musique. J’ai regardé le film et j’ai adoré tout de suite. Il a une douceur douce et la mélancolie, qui est très unique.

J’ai d’abord commencé à travailler sur mes thèmes, que j’ai partagés avec Edoardo, puis je les ai progressivement adaptés à des scènes spécifiques. Le thème le plus important était la « chanson hébraïque », qu’Edoardo appelle l’ADN du film. C’est une pièce que Madame Rosa écoute dans sa cave, lui rappelant ses parents et ses souvenirs d’enfance à Auschwitz.

Malheureusement, en raison des mesures de santé pandémique Covid-19, nous avons dû travailler à distance, moi à Paris et Edoardo à Los Angeles. Presque tous les jours, je lui envoyais mes conclusions et nous parlions de tout ensemble. Edoardo est très particulier avec ses choix, et tout comme moi, il a une persévérance presque obsessionnelle. Cela a donné lieu à une collaboration très productive, impliquée et raffinée. The Life Ahead est un film fantastique mettant en vedette Sophia Loren (la mère d’Edoardo), et je suis sûr que tout le monde le trouvera très émouvant, profondément redoutable et actuel.

Gabriel Yared

Paris, Octobre 2020

TRACKLIST

01 Madame Rosa – 04:00

02 People Call Me Momo – 00:56

03 Police Raid – 02:05

04 Momo Sketches – 01:04

05 Olive Tree Grove – 01:33

06 Picking Up Drugs – 01:23

07 Hospital Breakout – 01:40

08 Illness – 02:04

09 Helping Rosa – 01:41

10 Momo Cries – 02:25

11 Momo and Rosa – 05:48

12 Drug Dealing Montage (Bonus Track) – 01:18

Length: 26:11

Original Music Composed by Gabriel Yared

Toute la beaute du monde (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marc Esposito

Cast: Marc Lavoine, Zoé Félix, Jean Pierre Darroussin…

Music composed by Béatrice Thiriet

Label Plaza Mayor Company Ltd

Abbey Road Studio recording

Les musiques de Beatrice Thiriet sont à l’image de ses films ; tendres, généreux et qui ne s’arrêtent jamais de raconter de belles histoires. Les belles histoires ont évidemment de l’amour à donner et à partager. De l’amour de romans photos ou de romans tout court. Car les pages blanches se remplissent de ses mots délicats.

Beatrice Thiriet remplis de notes délicates, de touches successives, de peintures acides et acryliques les images de Marc Esposito. Un tableau de choix avec des moments passes aux Abbey Road Studios, des panoplies de talents avec les archers d’un London orchestra. La partition devient complète avec les images d’un Marc Lavoine et d’un Zoe Felix et l’inénarrable Jean Pierre Daroussin. Il y a de ces histoires françaises qui n’en finissent pas et ses beautés de paysages à l’autre bout du monde.

Nous avons besoin d’enchantement et qu’un film s’intitule : Toute la beauté du monde… tout est dit, tout est écrit et tout le reste de beauté, de bonté n’a plus qu’à venir.

Hellen Page

C’est l’histoire de Franck et Tina. Franck aime Tina, mais elle ne peut pas l’aimer. L’homme de sa vie vient de mourir et elle fait une dépression nerveuse. Lors d’un voyage en Asie, où Tina tente de redécouvrir son zeste de vie, Franck devient peu à peu indispensable en tant que guide, compagnon de voyage et, bientôt, ami… Tina finira-t-elle par tomber amoureuse de lui ?

Note de la compositrice : Béatrice Thiriet

 J’ai rencontré Mar Esposito quand il réalisait son film « Le coeur des hommes ». C’était une comédie, nous avions imaginé un thème rock’n roll 

et puis il m’a parlé de cette histoire romantique qu’il était en train d’écrire, une histoire d’amour qui se passait à. Bali . 

 ET. 

Un jour il a dit au producteur du film, je veux travailler avec Béatrice Thiriet pour mon film balinais qui s’appellera “Toute la beauté du monde “.

J’ai revu Marc Esposito ; travailler avec vous c’est comme travailler avec Mozart ! j’étais un peu surprise mais il a ajouté très élégamment « écrivez une symphonie je la mettrai dans mon film ». 

 J’ai compris que ce qu’il voulait dire avec d’autres mots c’est qu’il voulait une musique symphonique, mais je l’ai pris au mot et voilà cette symphonie est née et a été enregistré à Abbey Road dans les meilleurs conditions et Marc en a intégré des fragments dans son film. 

C’est un très beau souvenir musical, j’ai mis dans la musique la luxuriance, le calme et la beauté du paysage balinai . 

Le titre de la symphonie est d’ailleurs “Car ici tout n’est que beauté ” 

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L’inquiétante trajectoire de la consommation énergétique du numérique

Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.

Les résultats sont plutôt rassurants. Par rapport à 2008, la consommation numérique au niveau national semble stabilisée.

Les transformations en cours (croissance des usages vidéo, « numérisation de l’économie », « plate-formisation », etc.) ne semblent pas avoir de conséquences sur la dépense énergétique.

Un constat qui s’expliquerait par les gains en efficacité énergétique, et par le fait que la progression de la consommation des smartphones et data centers a été compensée par le déclin des télévisions et des PC.

Ces conclusions, au premier abord optimistes, méritent toutefois un examen plus approfondi.

61 millions de smartphones en France
Avant tout, voici quelques repères donnés par le rapport pour appréhender l’ampleur du parc numérique français. Le pays compte 61 millions de smartphones en service, 64 millions d’ordinateurs, 42 de téléviseurs, 6 millions de tablettes, 30 millions de box… Ces volumes déjà importants sont toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport estimant avoir fortement sous-évalué les équipements professionnels.

Le rapport prévoit dans les prochaines années une croissance du parc de smartphones (notamment chez les personnes âgées), une baisse de celui des PC, la stabilisation des tablettes et une saturation du temps passé sur écran (qui s’établit aujourd’hui à 41h/semaine).

Le texte suggère néanmoins de rester attentif, notamment sur les nouveaux usages : la vidéo 4K puis 8K, les jeux sur cloud via 5G, la voiture connectée ou autonome, l’installation grandissante de centres de données en France et le stockage de données… Une hausse de 10 % de la vidéo en 4K en 2030 produirait à lui seul une hausse de 10 % de la consommation électrique globale du numérique.

Nous pensons que ces conclusions rassurantes doivent être pour le moins tempérées, pour trois principales raisons

L’efficacité énergétique, pas éternelle
La première est l’efficacité énergétique. Le célèbre énergéticien Jonathan Koomey a établi en 2011 que la puissance de calcul par joule double tous les 1,57 ans.

Mais cette « loi » de Koomey résulte d’observations sur quelques décennies seulement : une éternité, à l’échelle du marketing. Pourtant, le principe de base du numérique est toujours le même, depuis l’invention du transistor (1947) : utiliser le déplacement des électrons pour mécaniser le traitement de l’information. La cause principale de la réduction de la consommation est la miniaturisation.

Or, il existe un seuil minimal de consommation d’énergie physique pour déplacer un électron, dit « minimum de Landauer ». Un tel minimum théorique ne peut être qu’approché, en termes technologiques. Ce qui signifie que l’efficacité énergétique va ralentir puis s’arrêter. Plus la technologie le côtoiera, plus les progrès seront difficiles : on retrouve en quelque sorte la loi des rendements décroissants établie par Ricardo voici deux siècles, à propos de la productivité de la terre.

La seule manière de surmonter la barrière serait de changer de paradigme technologique : déployer l’ordinateur quantique à grande échelle, dont la puissance de calcul est indépendante de sa consommation énergétique. Mais le saut à accomplir est gigantesque et prendra des décennies, s’il se produit.

Une croissance des données exponentielle
La seconde raison pour laquelle le constat du rapport est à relativiser est la croissance du trafic et de la puissance de calcul appelée.

Selon l’entreprise informatique américaine Cisco, le trafic décuple actuellement tous les 10 ans. Suivant cette « loi », il sera multiplié par 1 000 d’ici 30 ans. Aujourd’hui, un tel débit est impossible : l’infrastructure cuivre-4G ne le permet pas. La 5G et la fibre optique rendraient possible une telle évolution, d’où les débats actuels.

Regarder une vidéo sur un smartphone implique que des machines numériques – téléphone, centres de données – exécutent des instructions pour activer les pixels de l’écran, générant l’image et son changement. Les usages du numérique génèrent ainsi de la puissance de calcul, c’est-à-dire une quantité d’instructions exécutées par les machines. Cette puissance de calcul appelée n’a pas de rapport évident avec le trafic. Un simple SMS peut aussi bien déclencher quelques pixels sur un vieux Nokia ou un supercalculateur, même si bien entendu, la consommation d’énergie ne sera pas la même.

Dans un document datant déjà de quelques années, l’industrie des semi-conducteurs a tracé une autre « loi » : celle de la croissance régulière de la puissance de calcul appelée à l’échelle mondiale. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010.

Ce résultat vaut pour des systèmes pourvus du profil moyen de performance de 2015, date de rédaction du document. L’étude envisage aussi l’hypothèse d’un parc mondial pourvu d’une efficacité énergétique 1000 fois supérieure. L’échéance ne serait décalée que de 10 ans : 2050. Si l’ensemble du parc atteignait la « limite de Landauer », ce qui est impossible, alors c’est en 2070 que la totalité de l’énergie mondiale (en date de 2010) serait consommée par le numérique.

Numérisation sans limites
Le rapport ne dit pas que les usages énergivores ne sont pas quelques pratiques isolées de consommateurs étourdis. Ce sont des investissements industriels colossaux, justifiés par le souci d’utiliser les fantastiques vertus « immatérielles » du numérique.

De toutes parts, on se passionne pour l’IA. L’avenir de l’automobile ne semble plus pouvoir être pensé hors du véhicule autonome. Microsoft envisage un marché de 7 milliards de joueurs en ligne. L’e-sport se développe. L’industrie 4.0 et l’Internet des objets (IdO) sont présentés comme des évolutions irréversibles. Le big data est le pétrole de demain, etc.

Or, donnons quelques chiffres. Strubell, Ganesh & McCallum ont montré, à partir d’un réseau de neurones courant utilisé pour traiter le langage naturel, qu’un entraînement consommait 350 tonnes de CO₂, soit 300 allers-retours New York – San Francisco. En 2016, Intel annonçait que la voiture autonome consommerait 4 petaoctets… par jour, sachant qu’en 2020 une personne génère ou fait transiter 2 GB/jour : 2 millions de fois plus. Le chiffre annoncé en 2020 est plutôt de 1 à 2 TB/heure, soit 5000 fois plus que le trafic individuel.

Une caméra de surveillance enregistre 8 à 15 images/seconde. Si l’image est de 4 Mo, on arrive à 60Mo/s, sans compression, soit 200 Go/heure : c’est tout sauf un détail dans l’écosystème énergétique du numérique. Le rapport EDNA de l’IEA pointe ce risque. La « vidéo volumétrique », à base de caméras 5K, génère un flux de 1 To… toutes les 10 secondes. Intel estime que ce format est « le futur d’Hollywood » !

Le jeu en ligne consomme déjà plus, en Californie, que la puissance appelée par les chauffe-eau électriques, les machines à laver, les machines à laver la vaisselle, les sèche-linge ou les cuisinières électriques.

QUI M’AIME ME SUIVE ! Film de José Alcala Musique de Fred Avril

QUI M’AIME ME SUIVE !

Film de José Alcala

Musique de Fred Avril

Label Plaza Mayor Company Ltd

The Orchard

France Cinema 20 Mars 2019

1 – Lui

2 – Elle

3 – Simone feat. Mick Harvey, Stu Thomas, Xanthe Waite

4 – La démangeaison des ailes

5 – Terrils alcalins

6 – Jaguar

7 – Nuit

8 – Pergola

9 – Simone (instrumental)

10 – Shred

11 – Rictus

12 – En voiture

13 – Simone (comeback) feat. Mick Harvey, Stu Thomas, Xanthe Waite

14 – Retrouvailles

Musique de Fred Avril 

Paroles sur “Simone” : Mick Harvey

Qui m’aime  me suive, pourrait aussi s’appeler la pate des hommes, tellement chavirant de naïveté et de bonté quelque peu beauf, mais tellement bonhomme. Un Daniel Auteuil tout en homme désabusé, débusqué, un Bernard Le Coq dandy éternel et flambeur potentiel. Une mayonnaise amenée a l’aigre douce par une Catherine Frot, joueuse, rieuse jusqu’à l’excès et subitement juste quand les sentiments sont dans un inextricable pelote de laine.

Pour tricoter ce mélo, une guitare scintillante, un partage de son complice et omniprésent, un Fred Avril, orfèvre d’ambiance. De ceux qui construise des microsillons et et trouve le raccord inextricable. Fred Avril joueur de cordes et compositeur avec le nomme Mick Harvey, d’un refrain entêtant et d’un road movie incertain mais que l’on retient.

De Mick Harvey on ne peut que se souvenir de ses collaborations avec Nick Cave et de leur groupe The Boys Next Door et de frénétiques aventures entre l’Australie, Londres et le Berlin de la scene post punk. Il y aura aussi les collaborations avec PJ Harvey et des reprises de chansons de Mano Negra ou encore de Serge Gainsbourg.

Le tout a la barre et a la voix de Xhante Waite et on obtient une ritournelle qui cogne et frappe jusqu’à la tendresse. Un tourbillon de mots et de murmures qui tangue dans les amours vacillants.

Fred Avril a du son et du gout pour s’entourer de rares perles et monter des projets pertinents.

C’est un déclic de guitare électrique, un swing de tango ébouriffé, un opus rebelle et déjanté.

Toujours en mode road movie, Qui m’aime me suive, se regarde, se vit et s’écoute…

On écoutera donc…

Hellen Page

NOTE DU COMPOSITEUR

Cette B.O. est le fruit d’une étroite collaboration avec le réalisateur Jose Alcala, qui m’a soutenu et fait confiance à chaque étape. La question que je me pose toujours en composant est : où pose-t-on le projecteur ? La force de José, c’est sa sincérité : il retranscrit l’âme humaine avec une précision hors du commun – on devine un sourire amusé quand il s’est reconnu, lui, son père ou son oncle, et on sourit parce qu’on reconnaît les nôtres. Pour moi, cette sincérité est avant tout servie par les failles des personnages : dès le générique de début, j’ai donc voulu mettre en lumière l’aspect “cassé”, rugueux, bancal de Daniel Auteuil alias Gilbert qui apparaît mal rasé à l’arrière d’une jeep. Avec une guitare cigars box, des percussions et un berimbau, j’ai créé un instrumentarium “rugueux” revenant souvent dans le film, opposé aux aspirations aériennes de Simone (cordes). J’ai également pensé à leur relation maladroite, comme de gros doigts tentant de jouer doucement sur une guitare amplifiée très fort, prête à exploser. Plus tard dans le film, elle explose, accompagnant leur élan de liberté, avec des éléments de rock’n’roll surtout de la fin des années 70 (époque de leur jeunesse).

Elément-clé de cette comédie d’auteur, la nature flamboyante présente partout m’évoquait les contrées américaines d’un road trip dont les personnages seraient des pieds nickelés. En clin d’oeil à ce road trip, j’ai imaginé comme générique de fin un trio country-folk composé, comme les personnages principaux, de deux hommes et d’une femme. Figure illustre du post-punk, j’ai invité Mick Harvey qui a cette virilité et cette tendresse dans la voix, assorties d’une élégance et d’une simplicité qui s’accordent bien à l’univers du réalisateur.

https://itunes.apple.com/us/album/qui-maime-me-suive-bande-originale-du-film/1457082204

NOTE DU REALISATEUR

Dans mes films précédents, je ne voulais pas de musique. Je m’attachais plutôt à traiter les sons comme une sorte de “soutien musicalisé“ aux images, à l’histoire que je racontais. Pour ce nouveau film, tout est différent, l’évidence de la musique s’est imposée dès l’écriture. L’idée du scénario est venue d’un couple de personnes âgées que je croise depuis des années dans un village du sud de la France. Ils arrondissent leur maigre retraite en vendant des pizzas qu’ils cuisinent dans un camion installé dans leur jardin. Lui, l’ancien garagiste aux allures de rocker ténébreux, et sa femme, toujours joyeuse, accompagnent le service de morceaux musicaux des années 60/70 qui varient selon leur humeur. Pop anglaise, variété, rock, folk, c’est toujours une surprise. Presque malgré moi cette musique a guidé l’écriture de l’histoire.
Très vite, la guitare s’est imposée comme instrument de référence. Une guitare dont les tonalités rock-folk collent au personnage de Gilbert (Daniel Auteuil). À sa façon d’être, à son look : Jeans, bottes et vieux blouson de lutte. Des balades douces ou quelques fois plus rugueuses accompagnent le road-movie sentimental de ce retraité tenace et bagarreur. Un homme en quête d’amour, autant que de lui-même. Flanqué de son petit-fils au caractère bien trempé et de son vieil ami qui lui joue le mauvais tour d’être aussi l’amant de sa femme. Comme je ne suis pas musicien je n’ai que les mots pour partager la musique que j’imagine.
En rencontrant Fred Avril, ces mots, ces idées, se sont transformés en notes de musique. Il regarde le montage : Daniel Auteuil magnifique de générosité, avec sa barbe de trois jours, sa moustache des années 70, qui regarde sa vieille dépanneuse disparaître au bout du chemin, enlevée par des huissiers. Fred est touché, inspiré. Les idées, que nous échangeons se transforment vite en
musique. Sa guitare résonne, donne un sens profond aux paysages qui défilent, en accord parfait avec l’immensité des terres arides et rouge du sud de la France, les étangs, les plages, la mer, qui s’étirent à l’infini. Très vite ce n’est plus Daniel Auteuil, mais Gilbert qui, au volant de sa vieille 4L fourgonnette, quitte son garage, ses habitudes, pour partir chercher sa femme, Simone (Catherine Frot).
Fred Avril travaille autour d’un thème principal décliné en plusieurs variations qui se fondent aux différentes situations. Musique mélancolique quand Gilbert surprend Simone lascivement blottie dans les bras d’Etienne son voisin et ami. Quand Simone s’en va après avoir abusé de substances diverses et que les gendarmes l’attrapent, elle est accompagnée d’une musique un peu folle, mais toujours tendre, comme une caresse bienveillante sur ses dérives.
La musique accompagne le film, lui colle à la peau, souligne les sensations, les émotions, avec une extrême élégance. Elle enlace les sons, les soutient en même temps qu’elle sublime le jeu des comédiens, l’intensité dramatique ou l’aspect ludique de l’histoire.

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CLICKBAIT (Original Motion Picture Soundtrack) Music by Night Kisses featuring Catherine Capozzi, Michael J. Epstein, Sophia Cacciola

Les voix rock et rocailleuses sont des merveilles de vécues, de passions et souffrances. Un autre timbre métallique qui sent bon le bitume et les voitures rouillées d’indolences humaines. Un peu comme ces transhumances de terriens en capture de soleil, de pauvres êtres en demeure d’un futur. Oui je me suis laisse bercer par ce fantasme dénué, ce corps de voix qui a parfumée un temps un écran dévaste. Night Kisses avec les featuring de Sophia Cacciola, réalisatrice, de son complice Mickael J. Epstein et d’un aventurière musicienne Catherine Capozzi, ont tous trois donne un sens a cet épisode éphémère d’image, de relent de vie et fulgurance de talent.
Les films de l’indépendance ont ce talent fou et indulgent, le regard pénétrant qui nous manquent souvent. Laissons nous aller a d’autres rêves via Clickbait le film, via la Soundtrack signe par ce trio infernal de Night Kisses.
Ecoutez tout simplement…
Hellen Page

CLICKBAIT (Original Motion Picture Soundtrack)

Music by Night Kisses featuringCatherine Capozzi, Michael J. Epstein, Sophia Cacciola

Cd Digital

Label Plaza Mayor Company Ltd

Clickbait is a 2018 social satire horror film directed by Sophia Cacciola and Michael J. Epstein. The film is an exploration of the pressures on people to have performative identities and to seek popularity. The film satirizes not only social media, but the way in which social media is used to sell advertising for mundane products, specifically the invented radioactive toaster pastry, Toot Strudels.

A college student who will do just about anything for Internet fame is kidnapped by a fan, and her reluctant roommate is the only one who can save her in this horror satire of popularity culture.

https://itunes.apple.com/hk/album/clickbait-original-motion-picture-soundtrack/1448763607?l=en

A popular flogger, Bailey, is upset when she loses her status to a competing creator who is diagnosed with cancer. When Bailey starts getting stalked, her popularity rises again, and she is not so eager to have the crime solved. With incompetent police detective Dobson assigned to the case, catching the culprit is unlikely.

Directors:

Sophia CacciolaMichael J. Epstein

Writers:

Jeremy LongMichael J. Epstein

Stars:

Amanda Colby StewartBrandi AguilarSeth Chatfield |

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PEARL – A film by Elsa Amiel – Music by Fred Avril

PEARL

A film by Elsa Amiel

Cast Julia Fory, Peter Mullan…

Original Motion Picture Soundtrack

Music by Fred Avril

Label Plaza Mayor Company Ltd

The Orchard

Quand le monde étoilé de Elsa Amiel rencontre les notes pétillantes de Fred Avril, ca donne une bande très originale pour un duo décalé. Une vedette des championnat de gonflette, un gamin qui joue les trouble-fête. Et une rencontre entre l’enfance déchirée, le regard d’adulte perdu et qui finira éperdue de tant d’amour.

Les guitares parlent, les accords s’enchainent et le film est un voyage d’images parfois criardes de désarroi, parfois lumineuse de ses tendresses qui se découvrent.

Fred Avril est un talent original, humain comme ses mains qui se posent sur des accords désaccordés, un tempo de l’existence qui se cale dans les refrains, un silence troublant de notes. Trouver le remède des passions, trouver l’éphémère des regards… Il y a de tout cela dans les essais mélodiques que nous envois Fred Avril.

Image et son tres réussie. Appréciez.

Helen Page

Pearl is set to compete for the prestigious title of Miss Heaven. But her past catches up with her, when her ex-lover Ben shows up with the 6-year-old son she hardly knows.

Léa Pearl s’apprête à concourir pour le prestigieux titre de Miss Heaven. Son entraîneur, Al, espère, grâce à elle, revenir sur le devant de la scène et rien ne pourra les détourner de cet objectif… Mais à quelques heures de la finale, Ben, l’ex-mari Léa débarque avec Joseph, leur enfant, qu’elle n’a pas vu depuis 4 ans.

https://itunes.apple.com/hk/album/pearl-original-motion-picture-soundtrack/1449632203?l=en

Track List

01 – Bionic Body

02 – Concentration

03 – Disappearance

04 – Soundcheck

05 – Down to My Toes – featuring BB Danger

06 – Eden Palace

07 – Catwalk

08 – Training Hard

09 – Enfant enferme

10 – Competition

11 – Maintenant je suis ce corps

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EL SILBON: ORIGENES / THE WHISTLER: ORIGINS (Original Motion Picture Soundtrack) Original music composed and performed by Nascuy Linares

EL SILBON: ORIGENES / THE WHISTLER: ORIGINS (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Gisberg Bermudez

Original music composed and performed by Nascuy Linares

Cd Digital

Label Plaza Mayor Company ltd

Distribution The Orchard

Il y a des parfums d’excellence dans les compositions de Nascuy Linares. Sans doute la culture latino americaine d’un Venezuela creatif et douloureux et d’une Espagne lyrique et poetique, envahisante parfois mais riche d’une langue et d’une culture.

Nascuy Linares, le compositeur de la bande originale de Embrace Of The Serpent, petit film selectione a Cannes et nomine aux Oscars en 2016. Une histoire bouleversante de la decouverte de soi.

Nascuy Linares est un habitue des decouvertes : decouvertes sonores, decouvertes emotionnelles, cette nouvelle realisation confirme le sens des ambiances, l’impregnation des sentiments.

Film d’horreur ou d’epouvante, poesie de la peur, fantasme du frisson et chair de poule ou vibration de l’effroi. Tout est conjuge, tout est conjure, et le talent est intact.

Encore une belle œuvre signee Nascuy Linares avec El Silbon : Origenes…

Hellen Page

Nascuy Linares has created a Music Soundtrack of “Embrace Of the Serpent” Selected in Cannes Film Festival and Nominated to the Oscars.

A father wrestles with saving the soul of his daughter from a phantasmagorical figure.

Angel was marked at birth by a curse that turned his life into hell. The death of his mother in the midst of witchcraft rituals and the psychological and physical mistreatment of his father led to this fragile being to grow and become a righteous specter that unleashes a series of bloody facts wherever it happens. He is the whistling, a soul in sorrow with thirst for eternal vengeance.

AWARDS & FESTIVALS

  • Winner: Best Ibero American Film – BARS Buenos Aires Rojo Sangre 2018
  • Winner: Special Press Award for Best Film, Best Make Up FX, Best Casting

https://itunes.apple.com/hk/album/el-silbon-origenes-original-motion-picture-soundtrack/1448708887?l=en

El Silbon: Orignes Track List

  • 01 – Infancia
  • 02 – Tema Silbon
  • 03 – Origenes
  • 04 – Silbon variacion
  • 05 – Brujos 1
  • 06 – Brujos 2
  • 07 – Brujos 3
  • 08 – Brujo en el rio
  • 09 – Infante
  • 10 – Mujer

THE HAPPY PRINCE Original Soundtrack composed by GABRIEL YARED

Le caprice d’une musique peut mener nulle part. Mais une musique maitrisée, inspirée est un château de carte qui s’emmêle aux paysages des images. Gabriel Yared a une fois encore maitrise son inspiration, son agilité des notes. Car suivre Oscar Wilde dans des moments intimes au soir de son histoire. Faire parler Oscar Wilde de sa face cachée, de ses espiègleries aux entorses de la société, ce n’était pas un exercice facile. Le brio d’un Rupert Everett transformé, se donnant dans une passionnante évocation. Le souffle de Colin Firth chamboulé par les émotions. Un autre visage de Emily Watson… Bref il y a un casting de roman photo qui joue le roman d’une vie et ce n’est pas rien.

Gabriel Yared a choisi la pureté. Celle des instruments, celle d’une orchestration minimaliste. Le score se lit et s’entend comme une partition a une vie près. L’imaginaire est un bien précieux qui peut déraper a tout instant mais aussi s’élever au-dessus des âmes et de la mêlée. Archer contre violon, piano contre contrebasse, c’est un mélange subtil, une intelligence dissimulée en quatuor, en quintette. Il fallait un maitre pour l’organiser. Gabriel Yared en est le chef magicien.

Hellen Page

THE HAPPY PRINCE

Original Soundtrack composed by Gabriel YARED

A Film by Rupert Everett

Cast Rupert Everett, Colin Firth, Colin Morgan…

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Plaza Mayor Company sort l’album de la bande originale pour le drame biographique le Prince heureux – The Happy Prince. L’album présente la musique originale du film composée par Gabriel Yared, lauréat du prix de l’Oscar (The English patient, The talentueux Mr. Ripley, Cold Mountain, 1408). La bande sonore sera publiée numériquement et physiquement. Le Prince heureux est dirigé par Rupert Everett qui a également des étoiles dans le film avec Colin Firth, Edwin Thomas, Colin Morgan, Emily Watson, Tom Wilkinson, Miranda Richardson, Beatrice dalle et John standing. Le film raconte l’histoire des derniers jours du célèbre dramaturge Oscar Wilde. Le drame a été créé au Sundance Film Festival cette année et sera publié à New York et Los Angeles le 10 octobre par Sony Pictures Classics avant d’étendre à plus de marchés dans les semaines suivantes. Sortie cinema en France le 19 Decembre 2018.

J’ai été ravi quand Rupert m’a écrit pour me demander si J’écrirais la musique pour ce beau projet. Il est, pour moi, un vrai artiste et aussi très musical, donc je savais que ce serait une merveilleuse collaboration.

Nous avons convenu que le score devrait équilibrer entre les extrêmes de l’histoire d’Oscar Wilde: l’ironie, la solitude et le désespoir. Je ne voulais pas dire “trop” donc limité ma ligne orchestrale jusqu’à un petit ensemble de chambre et piano. Toutes les représentations ont été extrêmement inspirantes, surtout Rupert comme Oscar Wilde lui-même.

Je suis très fier d’avoir travaillé sur ce film.

                                            Gabriel Yared

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