SCIMIA – Abum “Little Men In A Giant World

SCIMIA – Album “Little Men In A Giant World”

Electro beat time…

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

On aborde les albums Electro comme une pop sucrée. C’est un décor de carton pate pour baltringue. Et bien non, il y a de la pop et il y a de l’électro. Une ligne subtile, fragile, un complément aux antibiotiques, un regard translucide. C’est un tournant dans les couloirs du temps. Un son, une atmosphère autant de dédalle où se perdre. Scimia a colore ses images d’un petit singe habile, sachant jouer du velours et de l’entre deux dans les passions amères. Scimia a mis de la mélodie, la ou on attendrait du grand bazar. C’est un choix pop ose, un choix de sons juxtaposes. Le maniement des boucles ou des extrait Loop avec un mix inferieur ou supérieur donne des tendances névrotiques aux meilleurs. Ici on a du parfum, un paquet heureux, presque enchanteur. La complainte électronique s’avance doucement avec un regard d’enfant. C’est heureux, c’est joyeux. C’est peut être ça le renouveau électro.

On suivra avec attention Scimia.

Hellen Page

LITTLE MAN IN A GIANT WORLD Premier volet de Scimia, cet album balance entre modernité et sons rétro. En effet, à travers 13 titres réunissants les 3 EP précédents (Awe, Pow et Tré), Scimia nous emmène dans des univers bien différents, entre les paillettes des années disco et la brutalité de la techno actuelle. L’influence des années 80 est bien présente sur des morceaux comme Gin, Little Man In A Giant World ou encore Danger, basés sur des rythmes disco et des sons New Wave, mais ce n’est qu’une petite partie de l’album. En effet, on pourra y retrouver des morceaux bien plus sombres et agressifs comme Electronic Warfare, Fit Of Rage, mais aussi des titres plus doux et mélodiques comme Bonobo… Et même une reprise classique sur le 12ème titre. Pour terminer, Little Man In A Giant World est un album qui regorge de collaborations. On y retrouvera le chanteur Syd Alexander sur les morceaux Little Man In A Giant World et The Name, le chanteur Ben Tremston sur Gin et le guitariste Félix Béguin sur Electronic Warfare. En résumé, ce premier album de Scimia est à se procurer de toute urgence…

  • 01 – Battle Cry (Introduction)
  • 02 – Gin
  • 03 – Fit of Rage
  • 04 – Electronic Warfare
  • 05 – Danger
  • 06 – Bonobo
  • 07 – Interlude
  • 08 – Little Man In A Giant World
  • 09 – Hero
  • 10 – Awe
  • 11 – The Name
  • 12 – Bach Cello Suite N.1 (remix)
  • 13 – Conclusion

JUSTIN BIEBER IN SPOTIFY STREAM-GAMING CONTROVERSY AS HE DIRECTS FANS TO PLAY NEW SINGLE ON REPEAT

Justin Bieber made headlines this weekend for seemingly directing his fans to game Spotify, iTunes and YouTube in order to help send his recent single, Yummy, to No.1 in the US.

A streaming service-gaming guide for fans was reposted to Bieber’s official Instagram account on Thursday night (January 9) and was subsequently flagged by a number of social media users.

As reported by the Verge, the now-deleted post first appeared on fan account, Outlyning (which has 115,000 followers), stating: “Justin really wants that #1 and he is really excited about it as he said yesterday in his livestream. If you don’t want to do any of this it’s totally fine, just ignore the post. ✌️This is tips for the people who actually wants to do an extra effort!”

To amplify the single’s Spotify streams, the guide urged fans to “create a playlist with Yummy on repeat and stream it”.

It further instructed fans to “let it play while you sleep” – but, presumably to avoid Spotify’s fraud detection measures, suggested that they avoid muting the track, and instead play it “at a low volume”.

The post encouraged fans outside the US to use a VPN, and to set their location to the USA so that their streams counted towards the Billboard charts.

https://open.spotify.com/album/3fR2pVYVVVtih1RbthM8Ex?si=I247pNlgT62-7gfKKuqq3g

As noted by the Verge, fan led-strategies to boost singles in the charts in a similar manner are not un-common.

In 2018 for example, over 1,000 Spotify logins were claimed to have been distributed by the BTS fan ‘Army’ to boost US streams for the K-Pop superstars’ album, Love Yourself: Tear.

As detailed in this Complex article, Justin Bieber’s Instagram post follows various other social media-based promotional tactics for the single, which include posting videos simply asking fans to stream and purchase the track to get it to No.1

Chaos chez YouTube

La plateforme vidéo a défrayé la chronique cette semaine.

Accuse d’etre “une porte ouverte” aux pedophiles ou encore d’encourager le harcelement homophoble.

YouTube a repondu tant bien que mal en interdisant finalement aux mineurs le livre streaming s’ils ne sont pas accompagnes et en demonetisant une chaine en raison “d’actes continuels flagrants”. YouTube a egalement renforce ses regles d’utilisation et interdira desormais totalement les videos negationnistes ou faisant l’apologie du nazisme. Mais le nettoyage est loin d’etre parfaits. Des pistes pour que regulateurs et medias sociaux trouvent une solutions.

GAFA – En mars dernier, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren proposait de demanterler les GAFA car « ils réduisent la concurrence et sapent la démocratie ».  La jsutice americaine et a la FTC se penchent desomais sur le sujet et preparent une gigantesques enquete dans le cadre de la loi antitrust. Inquiet, le marché a pénalisé les géants de la tech provoquant une chute du cours de leurs action en bourse.  Face à cette guerre annoncée, les Gafa ont recrute une armee de lobbyiste pour preparer leur defense.

APPLE – Lors de sa conférence mondiale des développeurs,  Apple a annonce la mise en place de “Sign in with Apple” permettant de se connecter aux sites et application tiers avec son login Apple. Apple souhait l’imposer si les login Facebook et Googles sont egalement proposes.   Ont également été annoncé à cette occasion la fin d’Itunes, la sortie du nouveau Mac Pro ou encore l’arrivee du mode nuit sur Ios 13.

 

Netflix scruté par Médiamétrie

A partir de son dernier baromètre SVoD paru en octobre dernier, Médiamétrie vient de procéder à un focus sur Netflix. Alors que 30% des internautes ont utilisé un service de vidéos payantes par abonnement au cours des 12 derniers mois, soit +10 points vs décembre 2017, Netflix enregistre sur la période mars-mai l’arrivée de 3 millions de visiteurs uniques supplémentaires sur Internet (ordinateur-mobile-tablette), pour arriver à 9 millions en mai 2018…

Dans ce contexte, les 15-24 ans font partie des segments de population les plus convertis, représentant 24% de l’audience 3 écrans de Netflix en septembre 2018 et jusqu’à 28% du temps passé sur le service, « alors qu’ils ne constituent que 12% de la population française », pointe Médiamétrie. Côté profils, l’utilisateur de Netflix a tendance à surconsommer les contenus audio et vidéo : plus que la moyenne, ils achètent des films et séries en VOD, adorent la catch-up TV sur Internet et les jeux vidéo ; ils fréquentent assidûment les salles de cinéma, sont très actifs sur les réseaux sociaux, possèdent un abonnement pour écouter leur musique et commandent régulièrement des plats livrés à domicile, relève l’étude

De même, par tranches horaires, le pic d’audience se situe entre 20 et 22h avec, en semaine, 39,3% des visiteurs quotidiens qui se connectent sur la période contre 37,7% le week-end. A noter que la consommation mobile de Netflix, chez les 15-34 ans, se répartit davantage tout au long de la journée : en semaine, seulement 24,8 % des visiteurs quotidiens se connectent au cours du pic de 20h à 22h. Mais pour quels programmes ? Pour y répondre, Médiamétrie produira désormais chaque mois, à partir de sa mesure de référence Internet Global, le palmarès des contenus les plus vus sur Netflix. Pour septembre 2018, le podium des audiences sur ordinateur correspond essentiellement à la mise en ligne récente des nouvelles saisons de séries produites par Netflix : « Orange is The New Black » ou « Les Demoiselles du Téléphone ». Les nouveautés Netflix, comme « Maniac », « The Innocents » et « Sierra Burgess Is a Loser », recueillent également une audience « conséquente », selon Médiamétrie. Au global, les exclusivités Netflix occupent la moitié du top 10 des audiences.

https://www.amazon.fr/Awe-Scimia/dp/B079J99XGN/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1543748872&sr=1-1&keywords=scimia

Les formats traditionnels d’information réinventés sur Twitter, la communauté en plus

Journalistes et producteurs s’inspirent des formats journalistiques traditionnels pour créer de nouveaux formats sur Twitter. L’objectif : sortir l’internaute de la torpeur du snacking pour l’inciter à prendre le temps de s’informer en profondeur. Un usage contre-intuitif de la plateforme qui revalorise l’échange de qualité. Décryptage.

 L’Analyse via le #thread

Utilisé en mai 2014 par le cofondateur de Netscape Marc Andreessen, le thread (ancien « tweetstorm ») est un enchainement de tweets successifs qui, pris dans leur ensemble, développent une idée.

L’ingénieur, souhaitant s’affranchir de la limite de caractère imposée par la plateforme, a d’abord utilisé les balises html <THREAD> >/THREAD>. En décembre 2017, le thread est devenu une fonctionnalité officielle de Twitter permettant à chaque utilisateur de publier en une seul fois un fil de tweets.

Identifiable en un instant, le thread suscite la furieuse envie de dérouler pour poursuivre la lecture. Il s’impose vite comme le format idéal pour traiter des sujets qui nécessitent un temps long : l’affirmation d’une pensée politique, l’analyse d’un document vidéo ou le décryptage d’une situation géopolitique. Subtile mélange entre précision et art du storystelling, le thread associe l’urgence et le point de vue. Il séduit d’abord les esprits politiques. Pour la journaliste américaine de Politico Virginia Hefferman, le thread a l’avantage de donner au lecteur la satisfaction d’un long-format de magazine tout en pouvant être lu rapidement.

Les thread ne sont pas seulement factuels. Ils suscitent un débat. L’internaute a l’impression d’avoir eu un nouvel éclairage sur un sujet via un expert ou un provocateur.

L’épique thread d’Eric Garland en décembre 2016 présente la “théorie du jeu”. En 127 tweets, l’analyste politique développe sa théorie en abordant des sujets aussi variés que le KGB, Wikileaks, la guerre en Irak, les Médias conservateurs et les relations de Barack Obama avec la Russie.

Le thread permet également à des insiders d’affirmer un point de vue. C’est le cas de l’agent du FBI Asha Rangappa qui s’inquiète en décembre 2017 du possible départ du procureur général adjoint des Etats-Unis Rod Rosenstein.

Cet enchaînement de tweets offre l’espace nécessaire pour analyser des vidéos virales. Le thread de la BBC sur les exactions de l’armée dans le Nord du Cameroun permet d’authentifier la vidéo virale et de dénoncer la position du gouvernement qui la qualifiait de fakes news, à l’aide de formats aussi variés que pédagogique (infographie, podcast, videos, photos…), faisant de ce fil un reportage à part entière. 

Si le thread réintroduit le temps long nécessaire à l’analyse, il continue de bénéficier des avantages de la plateforme : la spontanéité. Les internautes réagissent à chaud : ils remercient, partagent et expriment leur point de vue.

Le thread de Jules Grandin, journaliste aux Echos, analysant les problèmes frontaliers entre le Soudan et l’Égypte, obtient ainsi plus de 1000 likes et 700 retweets.

Le rendez-vous d’information 

Créé en mars 2015 par la journaliste française Emmanuelle Leneuf pour remédier à l’infobésité, le flashtweet propose chaque matin dix tweets sur la transformation numérique.

« Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’infos sur Twitter et que si on les détectait rapidement on pouvait avoir un temps d’avance sur les autres médias » affirme la journaliste.

Le format fait penser à une matinale : des informations sélectionnées, hiérarchisées et éditorialisées publiées chaque matin à 7h30.

Le flashtweet est construit comme un vrai journal : les informations “chaudes” sont présentées en ouverture renvoyant les sujets d’analyse à la fin. Organisé autour de rubriques régulières (Tech, Start-up, Réseaux Sociaux, Blockchain, Infographie, Marketing, TransfoNum, Intelligence Artificielle), le flashtweet fournit l’essentiel de l’actualité aux professionnels du digital.

« Je fais en sorte que l’information soit présente dans le tweet lui-même afin que l’internaute n’ait pas à se rendre sur le site source » explique Emmanuelle Leneuf.

Le flashtweet réintroduit une logique de rendez-vous d’information. Le flash est programmé, récurrent mais aussi conversationnel.

« Je veux maintenir un ton de proximité avec mes followers. Ils se connectent, disent bonjour et remercient à la fin. » raconte la journaliste qui utilise des émoticones et LOLCATs pour animer son rendez-vous matinal.

Un pari réussi. Dès le début les internautes se sont mobilisés pour jouer le rôle d’éclaireurs et d’ambassadeurs de ce nouveau format. Chaque flashtweet est retweeté entre 20 et 100 fois. Le succès du format est dû à la qualité de sa communauté qui comprend des chief digital officers, des directeurs d’entreprise, de journalistes et des experts. « Certains professionnels sont plus experts que moi, ils réagissent à chaud et enrichissent l’information en apportant leur propre éclairage ».

Le format répond à une demande d’information spécialisée le matin avant de se rendre au travail. Au fil du temps, la communauté de professionnels du digital s’est consolidée grâce à un flash info conversationnel accordant une grande valeur à l’expertise et la spontanéité.

Le direct (vidéo ou audio) interactif

Dernière fonctionnalité proposée par Twitter, le live audio permet depuis septembre 2018 de prendre l’antenne avec un simple smartphone. Un terrain de jeu que journalistes et producteurs se sont empressés de tester.

Pierre Philippe Cormeraie (aka @PPC), “chief digital evangelist” du Groupe BPCE, a crée fin septembre un podcast interactif. Les ingrédients de ce format : un sujet envoyé dans la « conversation room » et un rendez-vous en direct sur Twitter. L’animateur prend l’antenne tous les matins sur la plateforme à 7h35 et 7h58. Plus besoin de hashtag pour commenter l’émission en direct : audio et conversation se rejoignent dans une seule interface.

Le thème est choisi la veille en totale collaboration avec les auditeurs. Les sujets traités, sur un ton proche de la libre-antenne, incluent le darkweb, l’industrie 4.0, les Fakenews, la Foodtech et l’ASMR.

Le podcast interactif permet une réelle interaction entre la « conversation room » et l’animateur. Les auditeurs-internautes font bien plus qu’enrichir le débat. En intervenant massivement en live, ils co-construisent l’émission.

Un format qui plait puisque le podcast de #PPC cumule 20 000 écoutes un mois après son lancement. Il est disponible en réécoute sur Twitter mais également sur iTunes, Google play et Spotify.

Plus facile à produire que le live vidéo, le podcast interactif est idéal pour couvrir des événements, faire des interviews ou même créer un talk-show improvisé avec des spécialistes. Le journaliste Damien Douani profite ainsi du MIPCOM à Cannes pour créer un plateau d’experts sur les série TV en invitant Romain Nigita et Alain Caraset à répondre en live aux questions des internautes.

Analyse, Flash info, live interactif, Twitter se renouvelle via l’inventivité et le savoir-faire de ses utilisateurs. On retrouve ce qui a fait le succès de la plateforme dès 2006 : l’échange. Désormais c’est la qualité de la communauté qui permet d’enrichir le format initial. Un mariage prometteur rendu possible par des moyens de production de plus en plus léger et une plus grande maturité des usages.